Comme toujours, une minorité active refusant de s'adapter au monde moderne paralyse la France. Sur cette histoire de CPE, Dominique de Villepin se heurte à ces esprits rigides qui ont comme seules références les temps glorieux de la France. Ils s'enferment dans une France idéalisée qui serait imperméable à aucune des évolutions du monde.
Le CPE cristallise les peurs irrationnelles de ceux qui systématiquement tournent le dos à un monde en pleine mutation. Ceux-là même qui disent NON à tout.
Le devoir du Premier ministre est non pas de conforter les acquis de ceux qui ont du travail mais de faciliter l'entrée à la vie active à quelques 10% de la population active de ce pays. Le CPE contribue à la réalisation de cet objectif de la nation toute entière. C'est donc au nom de l'intérêt général que Dominique de Villepin est, et doit rester inflexible face à l'opportunisme des organisations syndicales et à l'instrumentalisation du CPE à des fins électoralistes.
La frilosité des pouvoirs publics à mettre fin au blocage des universités par une poignée d'étudiants qui rêvent de la France de leurs parents et de leurs grands parents, est une faute qu'il convient de corriger sans délais.

3 commentaires:
En effet il convient de saluer le courage du premier ministre qui, pour des exigences électorales, aurait pu sucomber à cette prise d'otage menée par une minorité.
N'étant pas de tradition droitiste mais attachée au bien être commun, je ne peux que reconnaître le bien fondé de cette loi. Nous pouvons en effet la critiquer. Aucune des lois que nous connaissons aujourd'hui ne peut être considérée comme parfaite et nous pouvons toujours améliorer mais faut il la rejeter dans son intégralité??! Et pour ceux qui parlent de dialogue, où est le dialogue quand on demande un retrait immédiat de la loi, unique condition à un début de négociation?.
Beaucoup oublient que cette loi vise un publique bien précis ou dirait-je plutôt que peux connaissent le contenu de cette fameuse loi.En effet plus de la moitié des jeunes qui sont dans la rue ces derniers jours, veulent vivre ou faire revivre ce fameux Mai 68 non pas par conviction bien enracinée mais juste à la recherche d'adrénaline récupérant des arguments de-ci de-là de leurs ainés syndicalistes, lutte ouvrière et consors , en somme ces chers petits en quelques jours ont fait un bon immense dans le cercle prestigieux de la fine fleur des révolutionnaires modernes. Aujourd'hui les jeunes présidents d'Association étudiants qui, normalement auraient suivi un plan de carrière politique qui se serait inscrit dans une durée bien établie, après maints et loyaux services auprès de plusieurs associations, puis rentrer dans un parti par la petite porte en tant que militant pour franchir petit à petit les échelons,ont une occasion en or qui leur permet de brûler les étapes et se retrouvent propulser sur le devant de la scène...avenir professionnel garanti.....
Le leitmotiv qui revient le plus souvent , période d'essai trop longue avec un licenciement pouvant intervenir sans motivation...Tout à fait d'accord sur la longueur de cette période d'essai mais qu'ils se penchent un peu sur le droit du travail actuel. La Période d'essai a toujours été par définition et selon les textes, une période durant laquelle chacun, salarié ou employeur peut rompre le contrat sans motif. Or la jurisprudence est très protectrice P/P au salarié et tout patron ne peut licencié comme bon lui semble durant cette période conformément au texte et peuvent être ainsi poursuivis par leurs salariés pour rupture abusive. Lorsque cela est démontré le patron est alors condamné par la jurisprudence. Ces dispositions seront les mm pour l'application du CPE. Par ailleurs pourquoi ce réveil maintenant.
pourquoi pas il y'a de cela quelques mois à l'adoption du CNE car la différence fondamentale entre le CNE et le CPE est que ce dernier s'adresse aux jeunes diplômés (et là il a tout son sens)tandis que le premier s'adresse à tous(il est un peu plus contestable dans ce dernier cas.)
NO comment
Tu es dur envers ceux qui se sont mobilisés contre le CPE - il n'y quand même pas que du bon dans tout changement. En l'occurence quand on précarise un peu plus les "jeunes".. Tu vas me dire on a pas besoin du CPE pour avoir une situation précaire - tout du moins dans le secteur que je vise.. Ceux qui ont un emploi vont souvent de contrat de 6 mois en contrat de 6 mois avec des périodes de chômage indéterminées.. Quand tu vois que c'est la croix et la bannière pour accéder à un logement quand tu n'as pas un CDI, un revenu suffisant, un garant qui travaille comme fonctionnaire, etc (la liste de critères pour accéder à un toit est longue), alors si pendant deux ans tu peux être renvoyé sans préavis ni motif avec la perspective éventuelle d'un CDI, je ne sais pas comment tu vis pendant ces deux ans. Je sais pas si c'est le bien commun que la loi du CPE défendait ou les intérêts du libéralisme :)
besoin de verifier:)
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